Après la critique du livre Tous photographes ! (à lire ici), je vous propose l’interview de son auteur : Jacques Croizer. Il se définit lui même comme un photographe amateur, vous pouvez d’ailleurs retrouver son travail sur sa page Facebook.

Bonjour Jacques, pourriez-vous vous présenter à mes lecteurs ?

Bonjour Renaud ! Je suis très simplement un photographe amateur passionné, comme la majorité de vos lecteurs. En fréquentant d’autres photographes, en animant des sorties, en lisant des sites comme le vôtre, j’ai acquis au fil des ans beaucoup de connaissances sur la pratique photographique. Ma formation technique me pousse à être curieux de ce que je ne comprends pas et, travaillant dans le conseil, j’ai vocation à partager mes connaissances.

L'avatar de Jacques Croizer.
L’avatar de Jacques Croizer.

Vous avez toujours eu envie de devenir photographe ?

J’ai toujours eu envie de faire de la photo, et c’est effectivement la définition que monsieur Larousse donne au mot photographe. Je n’ai par contre jamais été intéressé par l’idée d’en faire mon métier. La photographie est pour moi un loisir dans lequel je souhaite m’exprimer sans contrainte. Rares sont les photographes professionnels qui ne doivent pas répondre à un cahier des charges, respecter un planning et ça, ça ne m’intéresse pas !

“Tous photographes” est votre premier livre ?

C’est mon premier livre ! Je l’ai écrit en pensant à celui que j’aurais aimé trouver lorsque j’ai commencé la photographie : un ouvrage qui me mette rapidement le pied à l’étrier, mais dans lequel j’aurais ensuite plaisir à me replonger au fil du temps pour perfectionner ma technique, trouver des réponses à des situations inédites…

Avez-vous de nouveaux projets cette année ?

Je n’ai pas envie d’écrire à la va-vite un second livre sur la photographie sous prétexte que le premier marche bien. Ce ne serait pas respectueux des lecteurs. J’estime qu’avec « tous photographes », l’amateur a de quoi se former à quasiment toutes les situations, à l’exception de la photo de studio où je n’ai aucune compétence. Il existe de plus pléthore de livres sur la photographie. Je ne vois aucun créneau encore non exploré, où je pourrais me rendre utile.

Quel est votre domaine photo préféré ?

Je suis intéressé par la lumière, et comme le disait Cartier Bresson, par l’instant décisif. Je le décline à tous les domaines où je peux glisser mon objectif. Un jour je fais de la macro, le lendemain je m’amuse avec l’heure bleue et le jour suivant je participe à un workshop steampunk. La photo de spectacles m’intéresse également. La polyvalence est un bon moyen d’enrichir son bagage technique et esthétique.

Copyright Jacques Croizer
Copyright Jacques Croizer

Quel est votre matériel photo actuel ?

Je suis très bien équipé pour un amateur. J’ai un Nikon D700 avec de base un zoom 24 – 120 mm à ouverture constante (f/4.0). J’ai complété cet équipement avec un 50 mm lumineux (f/1.4), un 105 mm macro et un 70-200 mm (f/2.8), tous les trois de marque Nikon également. Quand on commence à investir dans une marque, c’est difficile d’en changer par la suite. Ajoutons à cela, pour le fun, quelques objectifs exotiques en monture M42, ainsi que deux flashes équipés de cactus (déclenchement à distance par onde radio).

Avec des moyens illimités, vous auriez quoi comme matériel ?

Rêvons un peu… Je crois que j’achèterais le Fuji S10 pro… Les 21 millions de photosites de son capteur plein format (24×36) sont chacun dotés d’un filtre RVB qui leur permet de capter les 3 composantes de couleurs. Le capteur de mon D700 a un pixel spécialisé pour le rouge, son voisin pour le bleu et deux autres pour le vert. C’est moins efficace pour restituer des couleurs fidèles. Le capteur du Fuji S10 pro présente également l’intérêt d’avoir des collimateurs sur toute sa périphérie, ce qui permet de faire la mise au point n’importe où, sans avoir à jongler. Le seul problème, c’est que cet appareil n’existe pas. Dommage pour ceux qui s’étaient déjà précipités sur Google !

Un petit conseil pour mes lecteurs ?

Sans que mon propos soit à prendre comme une règle incontournable, je leur conseillerais de ne pas céder à la facilité du numérique qui est de prendre une grande quantité de photos et de faire ensuite le tri devant son ordinateur. Le tri se fait à la prise de vue, en réfléchissant son cadrage, en cherchant le bon angle et la bonne lumière. Si malgré cela, la photo n’est pas bonne, il ne faut pas la jeter immédiatement. Il faut se poser la question de ce qu’il aurait fallu faire pour qu’elle soit réussie.

Quelques photo de Jacques Croizer

Merci à Jacques de son aimable participation à cet interview.

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